La cyberattaque menée contre Vivalia (lire en Une et en page 4), et plus globalement envers des institutions de soins, sont particulièrement choquantes. On se croirait revenu au temps où les diligences se faisaient arrêter et piller par des brigands. Les pirates des temps modernes semblent n'avoir aucun scrupule. Quid des opérations vitales reportées, des consultations postposées, des heures de travail supplémentaires pour les équipes mobilisées, de l'argent gaspillé à des tâches complexes qui auraient pu être évitées...?

Les hôpitaux et leurs travailleurs, qui se remettent à peine de deux années de pandémie et doivent continuer à se débattre avec des problèmes budgétaires et de pénurie de personnel, méritent-ils d'être les victimes de hackers qui s'en prennent à des proies relativement faciles à atteindre? Les hackers sont-ils à ce point déconnectés de la réalité pour ne pas se rendre compte des conséquences de leurs actes? Il paraît que certains pirates mènent des cyberattaques juste pour "s'amuser" ou "bloquer le système". Aberrant.

"On est dans un très bon momentum pour les cyberattaquants", analyse Axel Legay, spécialiste en cybercriminalité à l'UCLouvain et coordinateur de la coupole CyberWal, interrogé par nos confrères du Vif (lire sur www.journaldumedecin.com). Ce constat est loin d'être rassurant pour le secteur hospitalier qui est faiblement armé contre ces menaces et s'est lancé depuis quelques années dans une phase de digitalisation de nombreux processus délicats.

Il est grand temps, comme le soutient la fédération Santhea, que les autorités débloquent d'importants moyens pour permettre aux institutions de soins de pouvoir riposter lors de cyberattaques. Avant de subir une catastrophe de grande ampleur.

La cyberattaque menée contre Vivalia (lire en Une et en page 4), et plus globalement envers des institutions de soins, sont particulièrement choquantes. On se croirait revenu au temps où les diligences se faisaient arrêter et piller par des brigands. Les pirates des temps modernes semblent n'avoir aucun scrupule. Quid des opérations vitales reportées, des consultations postposées, des heures de travail supplémentaires pour les équipes mobilisées, de l'argent gaspillé à des tâches complexes qui auraient pu être évitées...? Les hôpitaux et leurs travailleurs, qui se remettent à peine de deux années de pandémie et doivent continuer à se débattre avec des problèmes budgétaires et de pénurie de personnel, méritent-ils d'être les victimes de hackers qui s'en prennent à des proies relativement faciles à atteindre? Les hackers sont-ils à ce point déconnectés de la réalité pour ne pas se rendre compte des conséquences de leurs actes? Il paraît que certains pirates mènent des cyberattaques juste pour "s'amuser" ou "bloquer le système". Aberrant. "On est dans un très bon momentum pour les cyberattaquants", analyse Axel Legay, spécialiste en cybercriminalité à l'UCLouvain et coordinateur de la coupole CyberWal, interrogé par nos confrères du Vif (lire sur www.journaldumedecin.com). Ce constat est loin d'être rassurant pour le secteur hospitalier qui est faiblement armé contre ces menaces et s'est lancé depuis quelques années dans une phase de digitalisation de nombreux processus délicats. Il est grand temps, comme le soutient la fédération Santhea, que les autorités débloquent d'importants moyens pour permettre aux institutions de soins de pouvoir riposter lors de cyberattaques. Avant de subir une catastrophe de grande ampleur.