Pendant que la Flandre avance et que la Wallonie relance, Bruxelles s'enlise. Coincée dans un escape room institutionnel où chaque clé ouvre une nouvelle porte... vers une autre réunion qui ne va pas porter ses fruits.

Et pendant ce temps, les urgences psychiatriques débordent, les soignants désertent, les ASBL crient famine. En mars 2025, le Centre Athéna, qui soigne gratuitement les plus précaires, a frôlé la fermeture. Faute de budget. Sauvée in extremis par la mobilisation citoyenne. Sauvée par la solidarité. Formidable. Mais on parle ici d'un service de santé, pas d'un chat coincé dans un arbre.

Les hôpitaux, eux, tirent la sonnette d'alarme. " Les institutions font ce qu'elles peuvent, mais ne peuvent pas tout ", alerte Karel Van De Sompel, directeur de Gibbis. Faute de pilotage, les décisions urgentes ne tombent pas. Faute de vision, les projets à long terme stagnent. La santé mentale des jeunes ? Les demandes explosent, mais les moyens manquent. Le manque de personnel soignant ? Il pousse des lits à fermer. Les infrastructures vétustes ? Elles attendent des arbitrages politiques qui ne viennent pas. Mais bon, pas de panique, les partis discutent. Depuis juin. On moque souvent les Namurois pour leur lenteur. Cela devrait peut-être changer...

Pourtant, Bruxelles ne manque pas d'idées. Elle manque d'arbitres. D'un cap. D'un gouvernement. Et à force d'attendre, ce n'est plus un accouchement qu'on vit, c'est une fausse couche démocratique. Car dans cette capitale sans pilote, la santé n'accouche pas d'un avenir. Elle accouche de l'abandon.

Pendant que la Flandre avance et que la Wallonie relance, Bruxelles s'enlise. Coincée dans un escape room institutionnel où chaque clé ouvre une nouvelle porte... vers une autre réunion qui ne va pas porter ses fruits.Et pendant ce temps, les urgences psychiatriques débordent, les soignants désertent, les ASBL crient famine. En mars 2025, le Centre Athéna, qui soigne gratuitement les plus précaires, a frôlé la fermeture. Faute de budget. Sauvée in extremis par la mobilisation citoyenne. Sauvée par la solidarité. Formidable. Mais on parle ici d'un service de santé, pas d'un chat coincé dans un arbre.Les hôpitaux, eux, tirent la sonnette d'alarme. " Les institutions font ce qu'elles peuvent, mais ne peuvent pas tout ", alerte Karel Van De Sompel, directeur de Gibbis. Faute de pilotage, les décisions urgentes ne tombent pas. Faute de vision, les projets à long terme stagnent. La santé mentale des jeunes ? Les demandes explosent, mais les moyens manquent. Le manque de personnel soignant ? Il pousse des lits à fermer. Les infrastructures vétustes ? Elles attendent des arbitrages politiques qui ne viennent pas. Mais bon, pas de panique, les partis discutent. Depuis juin. On moque souvent les Namurois pour leur lenteur. Cela devrait peut-être changer...Pourtant, Bruxelles ne manque pas d'idées. Elle manque d'arbitres. D'un cap. D'un gouvernement. Et à force d'attendre, ce n'est plus un accouchement qu'on vit, c'est une fausse couche démocratique. Car dans cette capitale sans pilote, la santé n'accouche pas d'un avenir. Elle accouche de l'abandon.