Après l'annonce de Donald Trump de se retirer de l'agence sanitaire des Nations unies, l'OMS a progressivement réduit son budget biennal de 5,3 milliards de dollars à 4,2 milliards de dollars. Mais même ce coup de rabot drastique ne suffit pas: il reste un trou de 1,9 milliard de dollars.

Les États-Unis étaient historiquement le plus grand donateur de l'agence. Cette somme colossale au regard des moyens et des missions de l'organisation a été annoncée au personnel mardi. Elle vient s'ajouter aux près de 600 millions de dollars qui manquaient déjà pour le budget de cette année.

Outre le retrait américian de l'OMS, Donald Trump a également décidé de geler et de supprimer en partie toute aide étrangère américaine, y compris de très importants programmes d'assistance sanitaire partout dans le monde.

Washington doit encore 260 millions

Les relations financières entre les États-Unis et l'ONU ont été généralement compliquées. Concernant l'OMS, Washington a contribué à hauteur de 1,3 milliard de dollars lors de la période budgétaire 2022-2023. Une somme principalement allouée à des projets précis, d'un emploi très encadré, contrairement aux cotisations fixes d'un usage plus souple. Mais Washington n'a jamais payé ses cotisations de 2024 et ne devrait pas payer pour 2025. En tout, les États-Unis doivent 260 millions de dollars en cotisations uniquement pour 2024-2025, selon des chiffres de l'OMS.

Fin de la semaine dernière, le directeur général l'OMS avait informé le personnel du trou de 600 millions de dollars dans le budget de cette année, avertissant dans un message vu par l'AFP, que l'agence n'avait "d'autre choix" que de commencer à réduire la voilure. "Ces mesures s'appliqueront d'abord au niveau du siège, en commençant par les hauts dirigeants, mais affecteront tous les niveaux et toutes les régions", expliquait le Dr Ghebreyesus.

Le mois dernier, il avait demandé à Washington de reconsidérer ses réductions du financement de la santé mondiale, avertissant que l'arrêt soudain de cette aide menaçait des millions de vies. Il soulignait que les perturbations des programmes mondiaux de lutte contre le sida pourraient à elles seules conduire à "plus de 10 millions de cas supplémentaires d'infections par le VIH et à trois millions de décès liés au VIH".

Après l'annonce de Donald Trump de se retirer de l'agence sanitaire des Nations unies, l'OMS a progressivement réduit son budget biennal de 5,3 milliards de dollars à 4,2 milliards de dollars. Mais même ce coup de rabot drastique ne suffit pas: il reste un trou de 1,9 milliard de dollars.Les États-Unis étaient historiquement le plus grand donateur de l'agence. Cette somme colossale au regard des moyens et des missions de l'organisation a été annoncée au personnel mardi. Elle vient s'ajouter aux près de 600 millions de dollars qui manquaient déjà pour le budget de cette année.Outre le retrait américian de l'OMS, Donald Trump a également décidé de geler et de supprimer en partie toute aide étrangère américaine, y compris de très importants programmes d'assistance sanitaire partout dans le monde.Les relations financières entre les États-Unis et l'ONU ont été généralement compliquées. Concernant l'OMS, Washington a contribué à hauteur de 1,3 milliard de dollars lors de la période budgétaire 2022-2023. Une somme principalement allouée à des projets précis, d'un emploi très encadré, contrairement aux cotisations fixes d'un usage plus souple. Mais Washington n'a jamais payé ses cotisations de 2024 et ne devrait pas payer pour 2025. En tout, les États-Unis doivent 260 millions de dollars en cotisations uniquement pour 2024-2025, selon des chiffres de l'OMS.Fin de la semaine dernière, le directeur général l'OMS avait informé le personnel du trou de 600 millions de dollars dans le budget de cette année, avertissant dans un message vu par l'AFP, que l'agence n'avait "d'autre choix" que de commencer à réduire la voilure. "Ces mesures s'appliqueront d'abord au niveau du siège, en commençant par les hauts dirigeants, mais affecteront tous les niveaux et toutes les régions", expliquait le Dr Ghebreyesus.Le mois dernier, il avait demandé à Washington de reconsidérer ses réductions du financement de la santé mondiale, avertissant que l'arrêt soudain de cette aide menaçait des millions de vies. Il soulignait que les perturbations des programmes mondiaux de lutte contre le sida pourraient à elles seules conduire à "plus de 10 millions de cas supplémentaires d'infections par le VIH et à trois millions de décès liés au VIH".